Jeux et Activités Les besoins fondamentaux de l'enfant

Les écrans : un fléau ?

De nos jours, les écrans sont absolument partout : dans les pharmacies, les supermarchés, à la maison, …

Même si nous essayons de les limiter, nous sommes envahis !

Dans tous les formats : smartphone, tablettes, console, télévision, … et avec divers contenus : jeux éducatifs, vidéos, publicité, dessins animés, jeux vidéos, …

Nous savons tous (plus ou moins) que les écrans sont dangereux.

Mais dans quelles mesures ? Pour les petits ou les grands enfants ? Les risques sont-ils si importants que cela ? Comment y remédier ?

C’est ce que je vais tâcher de vous expliquer dans cet article.

 

1.     LES RÉELS EFFETS NÉFASTES D’UNE MAUVAISE UTILISATION DES ÉCRANS

 

A.    DIMINUTION DE LA MOTRICITÉ

 

Pour grandir, les enfants ont besoin d’expérimenter, de toucher, de sentir, de goûter, d’observer … donc d’expérimenter avec leurs cinq sens.

Cette expérimentation sensori-motrice permet à l’enfant une perception du monde en trois dimensions (contrairement aux écrans qui sont en deux dimensions).

Cette appréhension du monde est fondamentale pour l’enfant car elle lui permet de se représenter son corps dans l’espace.

Un manque d’expérimentation sensorielle due aux écrans pourrait causer une diminution de la motricité, des gestes maladroits, une image de son corps perturbée.

 

B. UN MONDE RÉEL PERTURBÉ

 

Avant 6 ans, les repères de nos enfants sont en pleine construction : notion du temps qui passe, irréversibilité des choses, complexité des mouvements nécessaires à la réalisation d’une action.

Cet apprentissage doit se faire avant d’affronter le « monde virtuel ».

Sans quoi, son monde réel deviendra le reflet du monde virtuel.

Il y a donc fort à parier qu’une confusion s’installe entre le réel et la fiction.

Faute d’un manque d’interaction avec le monde réel, le lien d’attachement de l’enfant en sera d’autant plus perturbé.

 

C. PERTURBATION DE L’ATTENTION

 

Voilà le point que l’on connaît ou du moins que l’on soupçonne tous !

Les écrans détournent l’attention de l’enfant des activités utiles pour son développement et l’empêchent de se concentrer, même quand ils sont seulement « en toile de fond ».

Les images défilant trop rapidement pour qu’elles puissent être assimilées par les enfants, ils restent scotchés devant l’écran.

Reproduisant cet effet, les enfants peinent à se poser et à se concentrer sur des activités manuelles, des jeux de société, des activités du quotidien …

 

D. PASSIVITÉ DE L’ENFANT

 

L’enfant a besoin d’être acteur et non spectateur dans le quotidien.

Le problème des écrans est qu’ils absorbent complétement l’attention de l’enfant.

Les enfants pourraient rester des heures à gober les images de ces écrans. Comme s’ils étaient sous hypnose.

 

E. RETARD DE LANGAGE

 

Le dernier point est la communication.

En effet, l’enfant a besoin d’interagir avec son entourage pour développer son langage.

Sans interaction, sans communication, sans échange, l’enfant ne peut s’enrichir des mots, des sons, de notre manière d’interagir avec les autres.

Les enfants ne peuvent apprendre en regardant les dessins animés, même « éducatifs » pour apprendre l’anglais.

Pour apprendre l’anglais, parlons-leur en anglais. Chantons en anglais.

 

2.     LES RECOMMANDATIONS

 

Le psychiatre Serge Tisseron a imaginé ces repères pour apprivoiser les écrans et permettre aux enfants de se développer le mieux possible :

  • Pas d’écran avant 3 ans
  • Pas de jeux vidéo avant 6 ans
  • Pas d’internet avant 9 ans
  • Pas de réseaux sociaux avant 12 ans

Dans l’usage de tous les écrans, l’autorégulation est importante.

C’est le rôle des parents de fixer des tranches horaires pour regarder des programmes spécifiques ou permettre l’accès aux écrans tactiles.

Il est essentiel de varier les stimulations.

Après avoir regardé la télévision ou joué sur l’ordinateur, proposez à votre enfant de changer d’activité en allant jouer dehors, en imaginant un nouveau jeu, en proposant un jeu de société …

Enfin n’oubliez pas d’échanger avec lui.

Il est important que nos enfants nous partagent leurs expériences sur les écrans : leur ressenti sur le jeu, leurs sentiments après le dessin animé qu’il a regardé, leur compréhension de certaines scènes qui peuvent sembler anodines, …

La dernière recommandation est la règle pour le temps maximal par jour en fonction de l’âge des enfants : une heure par année d’âge par semaine. Mais toujours dans la limite de 12h par semaine.

Par exemple un enfant de 4 ans peut regarder jusqu’à 4h d’écran par semaine, soit moins de 30 minutes par jour.

 

3.     LES SOLUTIONS POUR L’ENCADRER

 

Comment parvenir à limiter, à réduire, voire à arrêter les écrans ?

La première chose à comprendre est que nous sommes des exemples pour nos enfants.

Notre propre façon de « consommer » les écrans va influencer leurs addictions aux écrans.

En quelques chiffres :

  • Un adulte regarde 221 fois son smartphone et l’utilise 3h16 en moyenne par jour
  • 50 % des parents avouent se laisser distraire durant leurs échanges avec leur enfant
  • 36 % des parents l’utilisent pendant les repas, 28 % quand ils jouent avec les petits.

Alors faisons attention à notre temps passé sur les écrans et montrons l’exemple !

Mais comment ?

En mettant en place des temps spécifiques sans écran : repas, jeux en famille …

En trouvant des jeux ou activités, même très courts, qui permettent de sortir l’enfant des écrans et lui donne envie de continuer à jouer, même seul, lui fait oublier la présence de l’écran à portée de main.

En faisant le tour de sa chambre ensemble et retrouver au fond du placard un jeu ; ressortir la poupée ou le camion qu’il avait oublié, remettre des piles dans un jeu qui ne fonctionnait plus…

En trouvant une alternative plus intéressante pour notre enfant à son écran pour qu’il puisse décrocher.

Une autre solution est de ne pas en mettre d’écran dans la chambre de l’enfant. Afin de mieux contrôler le temps passé.

 

 

Les écrans présentent donc des risques réels. Mais nous pouvons encadrer le temps passé devant ces écrans, bien choisir les programmes visionnés et veiller à ce qu’ils n’impactent pas le développement de nos enfants.

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